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Les outils du coach

Par Juliette Ricou, le 20 janvier 2018

En coaching individuel se pose souvent la question des clients et des pairs sur « quels sont vos outils » ? Confrontée à maintes reprises à cette question, je voulais partager ma pratique et mon positionnement à ce sujet. Pour ma part, j’ai une approche « intégrative » du coaching individuel c’est-à-dire que je m’appuie sur différents modèles de la psychologie et varie les outils du coach en fonction des besoins exprimés par les clients.

Les outils fondamentaux

J’aime distinguer l’indispensable de l’accessoire. Je rappelle qu’un bon coaching voire un très bon coaching peut être mené à partir des outils fondamentaux suivants :

  • le cadre du coaching (délimité dans le temps, confidentiel, s’appuyant sur la définition d’objectifs concrets…) est le premier fondamental. En supervision, 80% des problèmes amenés par le coach vis-à-vis de son coaché relèvent d’un manque de clarté ou du respect du cadre !
  • le coach. On dit souvent que le meilleur outil du coach, c’est lui-même…Pour moi cela veut dire que la personnalité du coach compte beaucoup dans la qualité du coaching : capacité à instituer une relation de confiance, à éviter jugements et projections, à pratiquer différents types d’écoute avec pour principale l’écoute active et la reformulation des propos, à utiliser et partager ses ressentis avec bienveillance…
  • l’Art du questionnement. Je rappelle que le coaching vise à accompagner un client dans le dialogue qu’il entretient avec ses objectifs et dans la mise en œuvre (ou pas !) de ses plans d’action pour atteindre cet objectif. Le questionnement est un des outils clés du coach : questionnement ouvert et stratégique en ce qu’il invite le client à prendre du recul, assouplir sa vision du  monde, identifier ses ressources et les obstacles à l’atteinte de ces objectifs.
  • la supervision : où comment aider son client en se faisant aider en tant que coach…

Les outils accessoires

Ce sont ceux qui découlent de différents modèles de la psyché et d’analyse du contexte dans lequel évolue la personne : Systémie, constructivisme, psychologie analytique, PNL, Gestalt, Analyse Transactionnelle, modèle cognitivo comportemental, modèles managériaux (motivation, styles de management…), sociodynamique… sont les principaux courants à partir desquels j’utilise (à petite dose !) des outils d’intervention :

  • Les types psychologiques de Jung à partir du MBTI® permet au client d’identifier ses zones de confort et d’effort, de reprendre confiance en lui, de mieux comprendre la relation qu’il entretient avec lui-même et avec les autres. Un outil pour mieux se connaître, capitaliser ses ressources et travailler ses axes de progrès, et surtout, vérifier l’adéquation des objectifs du coaching avec l’écologie de la personne. Un modèle de personnalité peut être utilement remplacé par des outils métaphoriques comme le blason ou l’arbre de vie professionnel.
  • L’approche systémique qui fait la part belle à l’art du questionnement. A travers cette approche, j’identifie les tentatives de solutions que le client a mises en place pour résoudre ses problèmes et l’amène à adopter des solutions à contre-courant de celles déjà employées : « Si ce que vous faites ne fonctionne pas, que pourriez-vous faire de résolument différent ? »
  • La PNL avec « deux protocoles clé » : les positions de perception (le client se met « à la place » de ses interlocuteurs pour voir la situation à travers eux), très utile pour la résolution de conflits interpersonnels et les niveaux logiques de R. Dilts à travers lequel le client entreprend une exploration de son environnement, de ses compétences, de ses valeurs et de son identité… et vérifie son alignement personnel au regard des objectifs à atteindre.
  • Quelques apports théorico-pratiques comme grilles de lecture pour le client : le triangle de Karpman (Victime, Sauveur, Persécuteur), le lien intime entre pensées, émotions et comportements pour gérer stress et émotions, le management situationnel, la pyramide de Maslow, etc.

Conclusion

J’aurais tendance à dire que plus la boîte à outils du coach est riche, mieux il a de chance d’utiliser celui qui est adapté au besoin et à la personnalité de son client… Reste que la priorité du coach est d’utiliser les outils de base au risque de priver le client de son coaching !